
Nicolas Poulain fils naturel de Charles de Bourbon-Vendôme reste néanmoins lauteur dune partie des inscriptions du cachot de Gisors, écrites entre 1526 et 1590 selon les auteurs les plus sérieux. Là où les trois auteurs de la monumentale collection des Voyages pittoresques on cru lire en 1828 « Ô mater dei, miserere mei, Pontani » - Ô mère de dieu prends pitié de moi, Pontani -, N. Poulain est sans conteste le détenu ayant gravé «Ô mater dei, memento mei, POVLAIN » - Ô mère de Dieu souviens-toi de moi, Poulain; cest signé et relevé correctement par P. Hersan en 1858. On remarque dans le cachot limage dun homme enveloppé dans un linceul avec les mots de N. Poulain gravé à côté. Il ressort du distique latin, une connotation maternelle sans équivoque. Bien quinattaquable, nul besoin dutiliser lanagramme formée par G. de Sède « Amo Demeter enim timeo » - Jaime Demeter et je la crains - pour juger que nous avons en face de nous une analogie à une déesse mère, la Matrice: Demeter grec, Isis égyptienne ou Cybèle romaine, puis gauloise. Leur représentation primitive et leur culte font toutes références à une pierre noire; une pierre météorique. Par syncrétisme entre les religions païennes et chrétiennes, le culte des vierges noires, soutenu par St Bernard, prit forme. Et de limage de Cybèle jouant du tambourin, coiffée dune tour ou dune étoile à sept branches, assise sur son chariot de pierre rouge à quatre roues (une rhéda) tiré par deux lions, surgit lindicible et angoissant portrait de Rennes-le-Château: Terribilis est locus iste! Etrangement, nous rejoignons, de cette manière, les mystères du château de Falaises - Phaloï-Isis -, narrés par André Douzet, alors quune autre citation latine énigmatique - TEMPUS EDAX RERUM - Le temps dévore toute chose - se profile dans les escaliers de la tour St Thomas du château de Gisors. Faut-il le voir pour y croire?
