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Georges Braque
(Argenteuil 1882- Paris 1963)
Peintre
«Ce qui est entre la pomme et l'assiette se peint aussi. Et ma foi, il me paraît aussi difficile de peindre l'entre-deux que la chose. Cet entre-deux me paraît un élément aussi capital que ce qu'ils nomment l'objet. C'est justement le rapport de ces objets entre eux et de l'objet avec l'entre-deux, qui constitue le sujet.»
Georges Braque est né à Argenteuil-sur-Seine le 11 mai 1882, mais il s'installe au Havre à 8 ans.
Après des études au Lycée du Havre, en 1899, il travaille comme apprenti peintre-décorateur avec son père, puis étudie la peinture à lécole des beaux-arts du Havre et retrouve dans l'atelier de Bonnat, où ils ne resteront pas, ses deux amis Raoul Dufy et Othon Friesz. C'est lui qui viendra au Fauvisme le plus tardivement, après le Salon d'Automne de 1905 qui le bouleverse, lors d'un séjour avec Friesz à Anvers, en 1906. Il expose pour la première fois au Salon des Indépendants de 1907 et s'éloigne rapidement du Fauvisme, bien que dernier à l'avoir rejoint.
Il découvre le cubisme avec Les demoiselles d'Avignon de Picasso en 1908, ce sera déterminant pour lui et son uvre:
«On s'est dit avec Picasso pendant ces années là des choses que personne ne dira plus, des choses que personne ne saurait plus se dire, que personne ne pourrait plus comprendre.»
Il abandonne alors quasiment le thème du paysage pour se consacrer aux natures mortes. Il participe à l'Armony Show de New York en 1913. Mobilisé en 1914 et envoyé au front, il est grièvement blessé à la tête en 1915.
Il finit sa vie à Varengeville-sur-Mer dont il fit les vitraux de l'église. Il décède le 31 août 1963 à Paris, mais c'est à Varengeville qu'il repose au cimetière marin.