La visite du Musée américain nous laisse dans lenchantement.
Il fait très chaud. Plus de 31°. Nous faisons une petite halte aux abords de la maison de Monet. Emmanuelle a faim, très faim, même. Moi aussi. Paul et Christian semblent avoir la tête dans les nuages. Ils nous regardent toutes les deux, interrogatifs.
Finalement on sasseoit à la terrasse dune petite auberge. la place ne plaît pas à Christian. Paul trouve quil y a trop de bruit. Avec Emmanuelle on se regarde. Cest pas ici que lon mangera. Paul regarde sa montre, propose daller directement au jardin de Monet et de manger après. Il ya une longue queue pour prendre les billets. Paul a peur de louper le jardin. Finalement, on sinserre dans la file dattente qui diminue plus vite que prévue. Paul nous invite à le rejoindre à la boutique souvenirs pendant quil achète les billets. Nous avons presque deux heures devant nous pour la dernière balade de notre journée.
Paul, Emanuelle, Christian sont silencieux. Ils me regardent. Je comprends quils se préparent à un choc et ne bougent plus.
Nous sommes à lentrée du jardin. Doucement, jinvite à démarrer la visite. Ils marchent très lentement. Ils sont entre les arbres et le ciel, plus rien nexiste. Ils communient avec la nature.
je laisse le petit groupe. Jai besoin dêtre seule.
Je repense à la phrase de Boudin : aimez ce quon ne verra jamais deux fois"
Ici lart a ce reflet fugitif de léternellement recommencement comme le plus beau matin du monde
Emmanuelle fait une petite pose à la terrasse de lauberge
(à suivre)